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 un petit coup vite fait... du moins c'était le plan

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MessageSujet: un petit coup vite fait... du moins c'était le plan   Ven 7 Mar - 20:35



   
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Les vampires… À cause d’eux et de leur stupide idée de s’emparer de Roxanne pour la mettre dans un garde-manger, voilà que la mission hôtel de ville s’était vue repoussée de quelques jours. Maintenant que les souvenirs laissés par les suceurs de sang étaient chose du passé (mine de rien, des côtes fêlées, ça met un peu de temps à cicatriser même pour un loup), le couple pouvait en revenir au but premier de leur présence en ville.
Le tombeau de Balthazar. Bien caché quelque part sous la ville selon les recherches conjointes de Roxy et Jonathan (prendre les coups pour l’équipe avait au moins l’avantage d’éviter la corvée de lecture poussiéreuse en langue morte), si le tombeau était découvert, ce serait une découverte majeure pour le monde démoniaque. On dit que ce type aurait régné sur la planète au tout début des temps! … et il se trouvait en Louisiane? Ouais, Marshall en était aussi dubitatif que vous, mais qui sait, les bayous étaient peut-être son endroit préféré de l’univers! Peu importe, tout ça, l’anglais s’en fichait à condition que deux trois démons collectionneurs au portefeuille bien gras soient prêts à payer une rondelette somme pour obtenir ce qui reste de Seigneur Balthazar. Après tout, Marshall avait un manoir à payer à sa future femme!

Élégamment vêtu, pour changer de d’habitude, le loup avait abandonné le t-shirt, le jeans troué et les vieilles bottes usées pour le veston cravate qui lui permettrait de se glisser plus facilement dans la fourmilière bureaucrate de l’hôtel de ville. Si le niveau capillaire posait problème – indomptable crinière – et que Roxy avait abandonné l’idée d’y mettre de l’ordre, Marshall était tout sauf reconnaissable! Si tant et si peu qu’une connaissance se serait trouvée à l’hôtel de ville en même temps que lui. Compte tenu que les futurs mariés se trouvaient en ville depuis à peine une semaine et qu’il s’agissait de leur premier séjour à vie à la Nouvelle Orléans, il en doutait fort!

Pénétrant la place comme si elle lui appartenait, le frisé ne prit pas la peine de demander son chemin à la réception, poursuivant sa route dans les couloirs, attacher-caisse en main, en faisant preuve d’une familiarité des lieux qu’il ne possédait pas du tout. La clé du succès était dans l’attitude et non dans la véritable connaissance!
Écouteur main-libre planté dans l’oreille, le loup écoutait son partenaire outre-mer bailler à fendre l’âme pendant qu’il grimpait les escaliers dans un rythme qui laissait deviner une bonne forme physique – contrairement à l’homme politique ventru qu’il était en train de dépasser et qui devait suer rien qu’à se lever de sa chaise.

« Si je t’emmerde tu me le dis » se moqua Marshall à son écouteur.
« Il est une heure du matin ici, une heure Marsh’! … en haut des escaliers tourne à droite. »

Évidemment, avec le comparse londonien pour donner les directions, c’était plus facile de donner l’impression de savoir où on allait!

« Suffisait de venir avec nous et on aurait pas ce problème de décalage. »
« Non merci, j’aime pas l’humidité. »
« Jon, t’aime pas la nature, point » fit remarquer le loup en arrivant à l’étage désiré.

Il prit à droite comme indiqué par son plus vieil ami qui fit de son mieux pour réprimer encore un bâillement.

« Couloir E, à gauche toute camarade. Au fait, j’étais à une dégustation de gâteaux hier et… »
« On avait pas ça de prévu en rentrant? »
« Le salon des mariés Marsh’ on pouvait pas laisser passer ça! J’ai pris au moins cinq kilos et j’ai bien failli faire une overdose de sucre pour la cause, mais je vous conseille le vanillé avec un subtil goût de fraise, il était trop bon! »
« T’sais, parfois, je me demande lequel des deux se mari »  ironisa Marshall en empruntant le couloir de gauche.
« Toi vieux, parce que je paie pas la note, ça c’est clair! Tu devrais arriver. Quatrième porte sur la droite. »

Le voleur marcha encore quelques mètres avant d’arriver à ladite porte. Confronté à un événement imprévu, le loup fronça les sourcils.

« Y’a une sécurité à code d’accès. »
« Quoi! »
« Un code d’accès » articula lentement le frisé.
« Ouais je suis pas sourd. Y devait pas y en avoir! »

Dans son écouteur, Marshall pu entendre les papiers se froissés et se faire déplacer à toute allure. Il imaginait parfaitement son ami fouillé ses plans et ses dossiers.

« Il date de quand ton plan? »
« Hum…. 2000-- … 1997. »
« Mais qu’est-ce que tu fous avec un plan si vieux?! »
« Oh ça va hein. Va séduire une secrétaire qu’elle te fasse entrer, t’auras aucun mal toi! »

Marshall soupira. Heureusement que l’improvisation était l’un de ses points forts… et c’était sûrement pour ça que Jonathan ne dramatisait que très peu dans ce genre de situations. Son copain avait toujours un plan B sous la manche.
En attendant, il fallait trouver quelqu’un et le convaincre de lui ouvrir cette stupide porte. Fixant le clavier à chiffres d’un regard peu satisfait, ce fut à peu près à ce moment que le frisé et son ouïe fine de loup furent alertés par des pas approchant…
   


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MessageSujet: Re: un petit coup vite fait... du moins c'était le plan   Sam 8 Mar - 21:30



   
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Graham avait en horreur les fonctionnaires. Ils vivaient dans l’illusion d’un environnement de misère, se plaignant de leurs salaires ‘même pas encore à six chiffres’ à la pauvre barista du Starbucks’ d’en face – qui a du mal à joindre les deux bouts –, le tout en commandant le café extra-crème, extra-sirop, extra-lait de soya et ne laissant pas une seule pièce de pourboire. Oui, c’était exactement l’espèce que l’avocat exécrait le plus au monde ; plus encore que ces fétides loups garous, si seulement c’était possible. C’est pourquoi il savourait chacun de ses passages à l’hôtel de ville, où il se rendait parfois pour signer quelques documents notariés ou agir à titre de consultant pour certains hauts-placés de la fonction publique. Surtout qu’il connaissait intimement lesquels de ces scélérats enfonçaient le plus profondément leurs mains dans les poches des contribuables…

Certes, il n’était pas non plus une référence, mais c’était tellement plus socialement acceptable de charger des honoraires exorbitants à des gens déjà riches que de voler à même le chèque de paye de la classe moyenne… n’est-ce pas ?

Il acheva d’apposer son sceau et sa signature sur quelques documents et remercia son interlocuteur – un certain monsieur Fox, chauve et bedonnant – avant de repartir, l’air exaspéré. Le manque de classe des gens de cette ère l’agaçait au plus haut point, et à vrai dire, surtout quand il savait que ledit Fox avait accepté énormément d’argent de la part d’entrepreneurs pour l’obtention de contrats terriblement lucratifs. Enfin, ce n’était pas à lui de faire la justice dans cette ville, mais seulement de la faire respecter. L’ironie de son existence – tuer et défendre les meurtriers, voler mais seulement ceux qui pouvaient se le permettre – le faisait rire à tout coup. Se dirigeant vers l’entrée, il remarqua quelqu’un qui faisait étrangement… tache. Il n’aurait su dire pourquoi… sauf peut-être si cette impression venait du fait que son interlocuteur avait l’immanquable odeur du lycanthrope qui le suivait.

Curieux, Graham suivit l’individu des yeux avant de se lancer à sa suite, discrètement, pianotant sur son téléphone. Le jeune homme finit par s’arrêter devant une porte et Graham s’arrêta au coin du couloir, restant de l’autre côté. De toute évidence, il avait un problème mental, vu comment il se chamaillait avec une voix qu’il était le seul à entendre. Ça ne laissait rien présager de bon. Ou alors… c’était exactement la personne qu’il lui fallait. Il mit le pied dans le couloir, laissant son téléphone glisser dans la poche de son complet impeccable. Le vampire avait alerté le loup, de toute évidence. Pas que ça l'inquiétait.

« Vous cherchez quelque chose ? » demanda Graham d’un parfait accent britannique – celui qu’il n’avait jamais réussi à perdre. « Cette porte est fermée pour une raison. » Laquelle, qui sait, mais ils mettaient rarement des codes numériques devant les portes des toilettes ou des placards à balai. Même dans un hôtel de ville, ce n’était pas monnaie courante, comme dispositif.

   


Dernière édition par Graham E. Rosenfeld le Mer 12 Mar - 18:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: un petit coup vite fait... du moins c'était le plan   Mer 12 Mar - 15:51



   
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« Allé quoi, c’est pas comme si ça allait être vraiment difficile. Un sourire un petit hey, sexy, tu veux connaitre un avant-goût du paradis? et tu l’as dans la poche » continuait de monologuer Jonathan dans l’oreille du loup, prenant bien soin d’employer une voix grave qu’il jugeait être la parfaite imitation de son ami au moment opportun de sa tirade.

Et après, Jon se demandait pourquoi il était éternel célibataire. Non pas que son ami éprouvait le profond désir de se caser, mais si encore il pouvait avoir une copine qui ne le giflait pas au bout de quatre jours, ce serait déjà ça.
Si le frisé ne serait pas gêné d’ordinaire pour faire part de sa pensée, il s’en garda néanmoins, à cause de ce bruit de pas. Un instant plus tard, le loup se demanda comment il avait fait pour ne pas la remarquer plus tôt, cette odeur singulière de… mort. Sûrement sa conversation avec Jon qui avait distrait ses sens maintenant en alertes.
Étant donné sa dernière rencontre avec le peuple chauve-souris, Marshall n’avait pas franchement envie de remettre ça dans l’immédiat.
Mais avait-il le choix?

« Hey ho, Marsh’ tu m’écoutes? »

Une fois de plus, le loup se garda de répondre à son complice, sa dégaine tranquille s’étant raidie dès les premiers mots du suceur de sang. Qu’est-ce qu’il fichait là en plein jour d’abord?

« Si ça te concernait, je-- »

Faisant volte-face en plein milieu de sa phrase, Marshall se figea au milieu des mots, son attitude défensive envolée presque aussi vite qu’elle était apparue.
Graham Rosenfeld, vampire certes, mais surtout avocat. Il l’avait défendu à New York il y avait de cela quelques années. Le meilleur que Joni avait pu contacter à ce moment-là, avait assuré son copain quand le loup avait ronchonné sur la nature de son défendeur. L’animosité qui existait entre leurs espèces n’avait cependant pas empêché le suceur de sang de gagner sa cause et éviter la prison à Marshall. Le chien ou la mort, l’argent lui n’a pas d’odeur dit-on.

« Oh. Hey, salut! »
« Salut qui? Quoi? C’est qui? Elle est sexy? »
« La ferme Jon » marmonna le londonien de souche à son écouteur.

Puis, il s’adressa de nouveau à l’avocat.

« Les portes fermées m’arrêtent pas, tu l’sais bien. »

Sauf que celle-ci allait poser quand même un petit problème. Il avait besoin des plans des égouts et, visiblement, cette ville ne divulguait pas facilement ses secrets. Il aurait pu seulement les demander, c’est vrai, mais pour ouvrir les portes verrouillées, les gens posaient des questions et quoi que le loup n’ait pas son pareil en arnaque, il avait espéré ne pas avoir besoin de se compliquer la vie à ce point. Une serrure à crocheter aurait été rapide et sans chichi. Maintenant, il allait devoir sortir le grand jeu… à moins que Graham ait un tour dans sa manche, sait-on jamais!
   


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MessageSujet: Re: un petit coup vite fait... du moins c'était le plan   Mar 18 Mar - 17:37



   
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Pas étonnant que l’odeur fétide du loup garou ait spécialement intrigué Graham. Dès que son interlocuteur fit volte-face, réplique acariâtre au bord des lèvres, l’avocat reconnut celui qui tentait visiblement de passer inaperçu. Il ne se rappelait pas de chacune de ses causes – après tout, il en gérait beaucoup trop depuis bien trop longtemps et n’avait pas une mémoire à toute épreuve – mais celle-ci restait vaguement dans ses archives mentales. Marshall Montgomery, l’Arsène Lupin des temps modernes, la classe et la chiantise Françaises en moins. « Monsieur Montgomery, » le salua-t-il poliment, tentant d’empêcher ses narines de capter son odeur, sans succès. Malheureusement, ce n’était pas une capacité qui était incluse dans le kit de départ du vampire, et il devrait donc faire avec. Pas comme s’il n’avait jamais réussi, après tout. « Vous n’avez pas changé à ce que je vois. J’aurais cru que la menace d’un joli séjour en prison vous aurait fait vous ranger, » poursuivit-il à voix basse – les couloirs étaient vides, mais autant ne pas alerter les alentours pour autant. Un petit sourire apparut discrètement sur ses lèvres, amusé, visiblement, par sa propre remarque. « Peut-être que la leçon vous aurait fait un peu de bien. »

Il avait alors la confirmation que son interlocuteur n’était pas atteint de démence mais bien qu’un souffleur le guidait ; après tout, il connaissait aussi ce Jon qu’il mentionnait, ou du moins vaguement. De toute évidence, c’était important pour lui que Marshall ne visite pas la prison municipale de New York, et ce sont toujours les désespérés qui signent le plus rapidement leurs chèques. À l’affirmation du loup, Graham eut un petit rire. En effet, il était bien au courant ; par contre, cette porte-là serait sans doute plus… problématique à ouvrir. Pas de serrure, pas de crochetage, c’était bien connu. « Je vous souhaite la meilleure des chances alors. Que cherchez-vous avec tant d’intérêt ? » Oh, il avait bien une petite idée de comment il pourrait aider Marshall à percer le mystère du code, mais il restait tout de même avocat, et il fallait maintenir l’illusion d’une personne honorable. Il n’allait tout de même pas directement lui admettre qu’en échange d’un petit… « service », il lui dénicherait en moins de deux le code qui lui permettrait d’accéder à cette salle, peu importe ce qu’elle contenait – à vrai dire, ça ne l’intéressait guère.
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MessageSujet: Re: un petit coup vite fait... du moins c'était le plan   Jeu 27 Mar - 13:40



   
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« Me ranger de quoi? »

La menace de la prison n’était rien de très décisif pour l’anglais, ça ne l’avait jamais été. Son père qui avait tout perdu de la fortune familiale à cause de fraude aurait dû être la meilleure des leçons quant à l’illégalité et ses conséquences, mais, bien au contraire, c’était cette ruine de la famille qui l’avait mis sur cette voie. L’ironie du sort?
Peut-être bien, peut-être aussi que Marshall était simplement fait pour être un hors-la-loi.
Quoi qu’il en soit, le loup n’était pas le moins du monde désarçonné de s’être fait prendre la main presque dans le sac. N’était-ce pas ce que le macchabé ici présent faisait? Défendre les coupables? Ici, Marshall sauverait du temps, il n’aurait même pas besoin d’expliquer les faits!

« C’est pas dans ton intérêt que ça n’ait pas marché? »

Oui car si Graham le défendait, n’avait-il pas plus de chance de faire du fric sur son dos si le loup continuait d’être un citoyen peu exemplaire? Évidemment, pour que ce soit payant, fallait-il encore que Marshall se fasse prendre. Pas certain que ce soit défendable dans ce cas-ci, si l’avocat de l’accusé était celui qui le livrait à la justice… et ce serait plutôt méchant, sur ce coup, l’anglais se trouverait un autre avocat!
Dans son oreille, Jon continuait de chercher son attention, ayant horreur d’être laissé pour compte, même lorsqu’il se trouvait à des centaines de kilomètres de distance.
Pas de chance pour Joni, au fil du temps Marshall avait appris à oblitérer cette voix dans son oreille même lorsqu’elle continuait de babiller.

Au final, que le vampire l’ait attrapé en train de faire ses vilénies ne changeait que peu de choses à l’histoire. Marshall demeurait devant sa porte close qui demandait une combinaison. Il doutait que l’avocat puisse lui être d’un quelconque secours ici et même s’il le pouvait, le loup n’avait pas envie de lui devoir quoi que ce soit!
Ce qu’il cherchait n’était pas vraiment un indice de ce que lui Roxy et Jon souhaitaient accomplir, ce pourquoi il se risqua tout de même à dévoiler son objectif de manière toute aussi décontractée que le reste de son attitude bien qu’il fut, techniquement, en plein vol.

« Oh trois fois rien, je vois même pas pourquoi ça se trouve derrière cette fichue porte en réalité. Je voulais mettre la patte sur les plans des égouts de la ville c’est tout. »

Et pourquoi?
Inutile. Et, franchement, ce n’était pas en dévoilant de but en blanc ses véritables objectifs que Marshall avait fait sa fortune! Le métier de pilleur de tombes était très égoïste, le partage n’apportait qu’une chose : moins de richesse pour soi-même.
   


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MessageSujet: Re: un petit coup vite fait... du moins c'était le plan   Dim 27 Avr - 22:33



   
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Graham étouffa un rictus amusé. Il ignorait toujours si la nonchalance face à son gagne-pain faisait de Marshall quelqu’un d’attachant ou de carrément dérangé, mais dans tous les cas, ce qu’il avançait n’était pas faux. C’était bien grâce aux gens comme lui – criminels, de profession ou non – qu’il avait fait sa fortune et continuait de renflouer ses coffres. Il se défendit néanmoins de quelque sombre intérêt. « Certes, mais en tant qu’avocat, c’est avant tout la justice et le respect des lois qui m’intéresse… » Oh, et puis, qui est-ce qu’il entourloupait avec de telles sottises ? Marshall avait sans doute compris à ses honoraires salés qu’il était prêt à faire n’importe quoi pour l’appât du gain. Rien ni personne n’était indéfendable, et Graham l’avait bien compris.

Les explications du loup firent arquer un sourcil du vampire, qui se demanda, l’ombre d’un instant, s’il venait réellement de dévoiler le but de son entrée par effraction en cours ou si c’était simplement pour le faire taire et partir sans demander son reste. L’avocat croisa les bras sur sa poitrine. « Oh, je vois, rien que ça, » fit-il, sarcastique. Il était tout à fait dans son intérêt que Marshall foire son plan ; or Graham, dans cette situation particulière, serait prêt à faire preuve de clémence et de renoncer à quelque possible compensation pécuniaire pour satisfaire un certain désir de vengeance. Le Fox qu’il avait rencontré l’horripilait au plus haut point ; s’il était su que c’était à cause de lui qu’un objet quelconque – plan ou pas, Graham n’en avait que peu à faire – était disparu de l’hôtel de ville… des accusations seraient portées… Et il ferait bien plus d’argent à défendre le fonctionnaire bedonnant qu’il en ferait avec Marshall.

« Si ce n’est que ça, peut-être pourrais-je vous apporter mon aide. Après tout, quel mal y a-t-il… » proposa-t-il avec un demi-sourire qui aurait pu faire froid dans le dos, si son interlocuteur n’avait pas lui-même été au courant des penchants sanguinaires de Maître Rosenfeld. « Je pense que monsieur Fox doit garder la combinaison quelque part dans son bureau. Il est terriblement confus, après tout. Vous n’aurez qu’à vous servir. » Sans rien ajouter, Graham tourna les talons et se dirigea dans le bureau qu’il venait de quitter, où le chauve terminait justement un appel. En voyant l’avocat arriver, il se leva, intrigué par le retour si prompt de celui qui venait tout juste de quitter les lieux.

« Navré de vous déranger de nouveau ; il semblerait qu’il y ait un pépin avec la validation de mon ticket de stationnement, et je dois dire, j’ignore à qui m’adresser… » L’avocat extirpa de la poche de son veston un billet blanc affublé d’un code barre. Le billet datait d’une bonne semaine, mais servirait de distraction suffisamment longue pour que Marshall puisse s’infiltrer dans le bureau et en découvrir les secrets – si seulement il était aussi doué qu’il l’affirmait. Alors qu’il sortait du bureau, sur les talons du fonctionnaire, il jeta un regard dans le couloir où se tenait le loup auparavant, le trouvant vide.

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MessageSujet: Re: un petit coup vite fait... du moins c'était le plan   Ven 2 Mai - 13:21



   
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S’il voulait vraiment les plans des égouts, oui. Si la sangsue ne comprenait absolument pas le pourquoi du comment, ça n’avait que peu d’importance, mais le mort-vivant devait bien se douter que ce n’était pas seulement pour aller faire une promenade dans les endroits les plus malodorants de la ville avec pour seul but de se distraire. Autrement, il connaissait beaucoup moins bien le loup que ce que celui-ci avait cru!
Marshall était de ceux qui ne faisaient jamais rien pour rien, à moins qu’il s’agisse d’une demande expresse de sa fiancée, et encore, Roxanne était du même acabit et recherchait constamment la plus profitable des options.

« Huh huh, rien que ça. »

Le ton innocent ne bernait personne de ce couloir mais ce n’était pas comme si l’anglais cherchait à prouver à son compatriote mort qu’il était blanc comme neige.
Un compatriote qui curieusement décida de jouer le jeu. Le pourquoi demeurait un mystère pour Marshall, mais Graham appartenait au même genre. Il devait avoir une certaine idée derrière la tête qui lui échappait. Toutefois, le loup ne posa aucune question. Le vampire ne lui demandait pas pourquoi il voulait les plans des égouts, il en ferait de même. De bons alliés n’avaient pas besoin de connaître les motivations de leur partenaire tant que chacun y trouvait son compte au final.

Un sourire en coin poussant sur ses lèvres, le voleur s’évapora du corridor dès que l’avocat eut expliqué son plan et tourné les talons.
Si ce type dont parlait Graham avait bel et bien la combinaison cachée quelque part alors peut-être que Marshall songerait à inviter le vampire au mariage! Songerait, tout du moins, un partenariat momentané ne signifiait en rien une amitié.

Plus silencieux qu’un fantôme, lorsque le loup entendit la porte, le mouvement, les pas sur le plancher, il sortit de sa cachette sans même attendre que le couloir soit vide. La porte du bureau n’avait même pas eu le temps de se refermer lorsqu’il l’atteignit et il n’eut qu’à faire obstacle avec sa main pour éviter qu’elle se ferme.
Ni une ni deux, il était à l’intérieur, la satisfaction du méfait accompli lisible sur son visage. Il souleva quelques paperasses, à peine curieux de connaitre les secrets qui se cachaient dans le bureau. Heureusement pour Mr. Fox, Marshall n’était pas dans la profession du chantage, autrement rien que la présence de l’anglais dans son bureau signifiait la fin de sa carrière ainsi que de sa vie personnelle.

« J’peux savoir ce que tu fous nom de dieu! »

Jon.
Avec tout ça, Marshall avait réussi à oublier la présence de son meilleur ami dans son oreille.

« Je cherche un code d’accès figures-toi. »

Il ne le trouverait certainement pas dans le mini-frigo, mais ça valait le coup d’œil, non? S’emparant d’une canette de cola, il l’ouvrit et prit une gorgée avant de s’asseoir dans le fauteuil excessivement confortable. Il posa la cannette tout juste à côté du sous-verre par pur esprit de rébellion constante et prit quelques secondes pour s’imaginer derrière ce bureau à chaque heure de chaque jour. Une vive sensiblement pareille à celle-ci aurait pu l’attendre si son père n’avait pas mené la famille Montgomery à la ruine… Heureusement que son géniteur était un crétin! Deux minutes sur cette chaise et Marshall s’ennuyait déjà ferme.
Fouillant rapidement les tiroirs, il ne mit pas bien longtemps à trouver le coffre-fort planqué derrière une porte d’armoire dans le bas de la bibliothèque murale qui s’imposait derrière le plan de travail. Marshall ne possédait que peu de secrets, mais s’il devait les planquer quelque part ici, ce serait dans ce coffre.

« J’y crois pas, ils foutent des plans d’égouts derrière des combinaisons de dernières technologies et les coffres des bureaux sont plus vieux que toi et moi réunis! »

Aussi bête que d’ouvrir un cadenas dont on ignorait la combinaison. Ce genre de tours, Marshall en opérait depuis qu’il avait treize ans.
De son ouïe canine il n’eut même pas besoin de coller l’oreille contre le coffre pour entendre le déclic de chaque nombre atteint tandis qu’il promenait la roulette avec un doigté de chirurgien.
Moins d’une minute plus tard, le coffre était ouvert. Voici donc les secrets enfouis de Mr. Fox. Pas particulièrement intéressant, mais peut-être que Marshall pouvait en chiper deux ou trois pour son allié d’un jour… ou pas!
Un dossier comportant l’étiquette codes d’accès attira tout particulièrement son attention. Il avait déjà passé suffisamment de temps dans ce bureau, il était temps de filer.
Après quelques instants à balader ses yeux sur les divers codes qui régentaient l’hôtel de ville, le loup mit la patte sur celui qu’il désirait, le lut à voix haute pour que Joni le prenne en note puis referma le tout.
Une dernière gorgé de cola, il laissa la cannette à moitié bu cerner le bureau impeccable et hors de prix et s’en fut sans plus attendre.

La porte se refermait à peine derrière lui lorsque le chauve Mr. Fox levait les yeux. Une expression perplexe et perdue éclaira son visage lorsqu’il remarqua le frisé. Probable qu’il était certain que ce couloir était désert une seconde plus tôt.

« Passez une bonne journée Monsieur. »

Le salua très poliment l’anglais en imitant avec soin l’accent du coin tout en ayant une attitude familière qui laisserait planer suffisamment le doute pour que Fox croit à un intérimaire quelconque ou autre employé facilement oubliable du genre.

Maintenant, Marshall pouvait retourner à cette maudite porte et en finir avec cette pêche aux plans d’égouts!


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