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 when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?

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MessageSujet: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Jeu 10 Sep - 3:14



when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?
ft. cameron & daphnee


Il y avait des bons et des mauvais jours. Aujourd’hui n’était ni bon ni mauvais, en réalité. C’était un jour bien différent quoi que Daphnee l’ignorera encore pour un long moment. Aujourd’hui était celui qui changerait sa vie. Le jour où la destinée décida de frapper.

« Aoutch! »

Bien sûr, la destinée aurait pu commencer par frapper autrement que par un genou s’accrochant de façon sonore et douloureuse sous le petit plateau dont elle se servait pour prendre ses notes.

« Oui, mademoiselle Fisher! Je n’en attendais pas moins de vous. Merci, merci énormément. »

... Le regard de la jeune femme dévia de gauche à droite, puis de droite à gauche. Elle venait visiblement d’accepter quelque chose, mais quoi? Ses camardes de classe semblaient au courant, eux. Ils n’étaient pas lunatique comme elle, aujourd’hui. Ouvrant les yeux un peu plus grands, faisant une moue interrogatrice à sa voisine de gauche, celle-ci pointant le devant de l’amphitéâtre où se tenait leur professeur de Chimie avancée de troisième cycle... et un homme. Svlete, avec une tête de grand enfant, c’était la première fois qu’elle le voyait. Il n’y avait pourtant aucune conférence de spécialiste à l’horaire aujourd’hui. Raison de plus pour réitérer la moue à sa voisine qiu manquait cruellement de détail dans sa réponse précédente.

« Transféré de Oxford. Tu viens de te porter volontaire pour lui montrer le complexe scientifique » lui murmura l’autre.

Le jeune homme allant s’asseoir et le professeur entamant son cours, Daphnee fronça les sourcils l’air de dire ‘j’ai fais quoi?’ avant de porter davantage les yeux sur l’arrière de la tête du nouvel arrivant. Elle n’avait rien entendu de son introduction au groupe. Oxford? Que venait-il faire à la Nouvelle Orléans?
Sans trop savoir s’il s’agissait d’une coincidence ou s’il avait senti persister son regard sur lui, il tourna la tête et leurs yeux se rencontrèrent... tout juste une fraction de seconde avant que Daphnee ne les replonge sur son cahier de notes, devenant rouge pivoine tandis que tout son sang affluait à ses joues. Et allait devoir lui faire visiter le campus après la classe? Ça allait être du beau tout ça!

Le cours s’écoula effroyablement lentement. Plus le temps passait et plus Daph se demandait ce que ça ferait de se lever, courir vers la fenêtre et s’y jeter. Ils étaient au quatrième étage du bâtiment. Avec un peu de chance, la chute la tuerait. Avec moins de chance elle terminerait ses jours dans une chaise roulante. Pour ce qu’il en restait de toute manière, ça n’allait pas être très long, n’est-ce pas?
Au milieu de ses pensées suicidaires, les minutes s’accumulèrent toujours aussi lentement. Comment avait-elle fait pour se fourrer dans cette situation? Et surtout, surtout, pourquoi diable en faisait-elle toute une histoire?
Parce qu’elle était ridicule? Sûrement. Parce qu’elle avait la maturité mentale d’une écolière lorsqu’il était question d’interragir avec les hommes de son âge? Un peu vrai. Si l’on sortait du champ professionnel, Daphnee ne savait plus comment se comporter. Il était beau garçon? Oh pitié, elle n’avait plus douze ans quand même!
Resaisis-toi bon sang! On passe les labos au crible et voilà, terminé, on en parle plus. Il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat.
Une profonde inspiration plus tard, l’étudiante accorda sa pleine attention à la classe. Elle avait des travaux à mettre en pratique dès l’après-midi, elle n’avait pas le temps de se laisser distraire ces balivernes.
Et lorsque le cours fut terminé et que tous les autres rangeaient leurs affaires avec presse, Daphnee, elle, prenait tout son temps. D’abord parce que c’était dans ses habitudes de prendre son temps, mais aussi parce qu’il n’y avait aucune urgence à descendre les quelques niveaux de l’amphithéâtre qui la séparaient du nouvel étudiant.
Elle était ridicule. Profondément, pathétiquement, ridicule.
Ramenant ses cahiers contre elle, elle secoua imperceptiblement la tête, plus pour secouer ses neurones que le reste, puis le rejoignit.

« Salut. Daphnee. »

Elle avait au moins le bon sens de tendre la main, c’était mieux que rien à défaut d’être incapable de le regarder droit dans les yeux après cette prise en flag’ d’un peu plus tôt.

« Je propose de commencer par le labo de biologie, il est juste à côté. »

Voilà. Ce n’état pas si difficile, n’est-ce pas? Maintenant il fallait survivre au tour de département sans être ridicule!


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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Ven 11 Sep - 22:15



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ft. Daphnee & Cameron


Après ces retrouvailles "splendides", il ne voyait pas d'autre mot pour qualifier ce qui s'était déroulé la veille, et après avoir frappé à la porte d'une chambre manifestement vide de son occupante au petit matin, Archi avait décidé d'ignorer le problème. En tout cas pour le moment. Si sa soeur n'était qu'une fourbe lâcheuse, il ne se priverait pas du début de la nouvelle existence de Cameron en loupant sa rentrée scolaire.
Et oui, on avait bien dit sa rentrée.

« Quoi ? »

Un mot sous la forme d'une question qui s'était vu prononcé quand il avait croisé Alexis après avoir dévalé les escaliers, et que l'Alexis en question l'avait dévisagé avec la question évidente sur ses traits :

« Qu'est-ce que tu fais ? »

Et sur les traits du visage d'Archi/Cameron, la question "pourquoi ?" s'était lue, comme s'il ne comprenait pas la perplexité de son aîné. C'était quoi le problème au juste ? Le sac à dos ? La tenue d'adolescent qu'il lui avait déjà connu ? A moins que ce ne soit le skate qu'Archi venait de laisser retomber sur le carrelage avant de monter dessus :

« Ceci mon frère est une planche à roulettes mieux connue sous le nom de skate. La réponse à ta question est donc : du skate. »

Et s'il avait bien entendu Alexis enchaîner sur un "non mais tu vas où ?", il n'avait pas semblé vouloir y répondre étant donné qu'il avait roulé jusqu'à la porte, ne descendant de sa planche que pour l'ouvrir dans un « A ce soir ! » avant de repartir sur l'objet précédemment décrit comme si, en 3000 ans d'existence, il n'avait jamais passé son permis.
Ce qu'il faisait, et qu'Alexis ne pouvait pas deviner, c'était aller en cours. Pourquoi ? Et bien parce que Cameron avait une vie et que celle-ci se continuait à l'Université. Université qu'il avait par ailleurs fréquenté dans d'autres endroits tant il aimait faire la collection de diplômes et qu'entretenir son cerveau brillant lui semblait être une noble occupation. Mais évidemment, pour quelqu'un dans le tapis... ça devait paraître un peu confus comme concept.
Tout comme le concept d'un vampire originel de 3000 ans sur un skate et avec une gueule de jeune étudiant nous échappait à tous.

Au moins, il était définitivement crédible dans ce complexe dont il venait de franchir les portes. Il avait un dossier à l'appui et le doyen l'avait accueilli à bras ouverts. Un petit génie, c'était toujours le bienvenue. Après une rapide conversation au cours de laquelle Cameron Davidson avait terminé de conclure son coeur, il l'avait orienté vers son premier cours de la journée, commencé depuis peu. Si la plupart des personnes détestait cette configuration qui avait pour conséquence d'être bien trop remarquable et détaillé de tous, Cameron était entré dans la salle aussi décontracté que dans sa propre maison. Il n'avait pas bafouillé après le présentation du prof quand il lui avait demandé s'il avait quelques mots à dire. Il était dans son élément.
Un élément qu'une personne devrait lui faire visiter par bonté d'âme. Le rituel classique du petit nouveau qu'on doit chaperonner pour ne pas qu'il se perde. Et le volontaire à cette corvée, ou plutôt là, n'avait pas l'air si volontaire que ça étant donné que sa manière de se manifester s'apparentait plus à une extériorisation de douleur.

Curieux, Archi avait posé les yeux sur la maladroite qui se maudirait peut-être de cette intervention mal interprétée. Fisher... nom qu'il avait entendu un peu plus tôt.
Blonde, jolie, visiblement larguée étant donné l'explication qu'elle avait dû obtenir de sa voisine et expressive étant donné qu'il n'y avait pas besoin d'être un vampire qui entendait trop bien pour le comprendre. Amusé, il n'avait pas retenu un sourire avant de prendre place pour suivre le reste du cours... qui avait repris naturellement, laissant l'attention sur lui dévier petit à petit sur le prof. Ou presque. Et naturellement, pour confirmer cette impression, il s'était retourné et avait croisé le regard de sa guide pour une fraction de seconde avant qu'elle n'accorde trop d'attention à son cahier, visiblement gênée à en juger par la couleur de ses joues. Avec un nouveau sourire sur les lèvres, il l'avait regardé quelques secondes de plus. Il ajoutait timide à la description, mais aussi mignonne. Ce n'était pas donné à tout le monde d'avoir l'air adorable en temps de gêne.

Mais ce n'était sans doute pas tout le monde qui était aussi stressé à l'idée de se coltiner le nouveau. Oui, c'était moche, même très moche. Il aurait pu suivre le reste du cours normalement. Il savait le faire. Il n'était pas exactement obligé de capter son rythme cardiaque. Pas plus que de plaisanter intérieurement pour lui-même qu'il était d'un charme intimidant.
Encore un peu dans cette voix là et on pourrait à nouveau l'accuser de sadisme quand il s'agissait d'emmerder le monde.
Si le cours avait passé lentement pour Daphnee, c'était le contraire pour lui. Cette différence d'impression se justifiait peut-être par la lenteur de la demoiselle à en juger par le temps qu'elle avait mis à ranger ses affaires quand lui avait son sac à dos sur son épaule depuis une bonne minute. S'il était amusé de la situation ? Un ennuyé n'en n'aurait pas de nouveau souri. Notons tout de même la patience de l'immortel à attendre Mademoiselle Fisher appuyé contre sa tablette. Et que, pour sa défense, chaque expression de l'étudiante était adorablement divertissante autant que cette présentation courte, gênée et un brin formel :

« Salut. Cameron. »

L'imitation n'était pas obligatoire mais ça avait été plus fort que lui. Il n'en n'avait pas rajouté après lui avoir serré la main et s'était contenté de descendre le reste des marches pour répondre à sa proposition. Une fois en bas, il s'était tourné vers sa camarade, plusieurs marches en retrait :

« Tu viens pas avec moi ? »

Marrant, tordant, hilarant, on pouvait faire tous les synonymes. Pauvre Daphnee qui tombait sur Archimède Davidson en petit protégé, elle n'aurait pu trouver pire que lui pour gérer une situation embarrassante.
Ou à l'inverse. Elle n'aurait pu trouver mieux. Puisqu'une fois devant le labo de biologie, il s'était tourné vers la demoiselle qui ne l'avait toujours pas regardé depuis qu'elle s'était fait prendre dans l'amphithéâtre :

« Fisher c'est ça ? Le doyen m'a parlé de toi. T'as fais une étude sur les déplacements des zones de convergence atmosphérique des océans l'année dernière non ? »

Au final... moins sadique que sympa. Pour détendre une intello, parler intello. Et heureusement pour lui, ce langage ne lui était pas étranger. En fait, il avait même écouté avec attention cette partie de la discussion avec le doyen. Il était connu qu'en dehors d'emmerder son monde, Archi aimait l'intelligence tout autant que le savoir. En d'autres termes, sans la rencontrer, la blonde avait déjà gagné en popularité avec lui.


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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Mar 15 Sep - 13:15



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Pas trop mal pour douze ans d’âge mental. Elle avait réussi à se présenter sans cafouiller comme une idiote. Certes, elle y était allée au plus simple et au plus court qui pouvait exister dans tout l’univers des protocoles de présentation, mais l’essentiel y était, non ? il connaissait son nom et ils pouvaient maintenant passer au plus important, à savoir, le petit tour du propriétaire —quoi que Daphnee ne se vantait pas de l’être— et elle pourrait ensuite aller se remettre le nez dans ses éprouvettes qui ne la rendaient pas incroyablement mal alaise.
C’était bien la première fois que ce genre stupide de situations lui arrivait. Qu’est-ce qu’il avait ce type, au juste, pour l’intimider de cette façon ? Toujours perdue entre deux marches de l’amphithéâtre, la blonde le détailla un peu plus attentivement que la dernière fois. D’accord, il était mignon. Il y avait quelque chose dans son attitude débonnaire de charmant, voire d’attirant. Mais il n’y avait strictement rien qui justifiait ce tract idiot à se retrouver seule avec lui. Ce n’était rien d’impressionnant pour l’un des plus jeunes et plus brillants esprits de la faculté !
… Sauf peut-être ces yeux profonds qui donnaient l’impression de vous transpercer de part en part lorsqu’il vous regardait ne serait-ce qu’une seconde. Ouais, il y avait peut-être ça comme explication.
Mais, en attendant, ça commençait à faire un moment qu’elle était sur cette marche et même quelqu’un de poli aurait fini par réagir comme Cameron.

« H-Hein ? Oui b-bien sûr ! »

Les yeux braqués vers le sol, elle resserra sa poigne sur ses cahiers et passa comme une flèche à côté de lui. Voilà. Elle avait réussi à se rendre ridicule. Si son nez ne se mettait pas à saigner comme une fontaine, on pourra au moins dire qu’elle avait eu de la chance quelque part dans ce moment suffisamment embarrassant comme ça!
Toutefois, si le jeune homme était suffisamment cruel pour se moquer de son attitude d’écolière pré-pubère, il était néanmoins assez aimable pour renverser la situation. Du tout au tout, littéralement. Il avait suffit qu’il parle d’un des plus récents travaux de la blonde pour lui faire oublier ses yeux scrutateurs et pénétrants.

« Wow, t’as lu ce truc ? »

Ce truc qui ne faisait même pas partie du centre de ses études. Ce truc qui avait failli coller un infarctus à son prof lorsqu’elle l’avait déposé sur son bureau à la remise. Ce truc qui devait à la base n’être qu’un petit travail de cours complémentaire et qui avait rapidement pris des proportions de thèse de fin d’études. Ce truc qui, auprès de ses camarades, lui avait valu une réputation de ‘lèche-bottes’ et de ‘miss qui devait toujours en faire plus que les autres’. Ce truc que même la plupart des enseignants de l’université n’avait même pas effleuré des yeux. Oui, il parlait bien de ce truc-là. Il venait tout juste de débarquer et il le connaissait déjà.
Il n’en fallu pas plus pour qu’elle parle d’eau salée et de variations alarmantes pendant deux heures ? Ouep, c’est à peu près ça !
Tout de suite, le moulin à parole se mit en marche et la visite des laboratoires devint alors une discussion animée sur les répercutions sur l’environnement et des prévisions à longs termes possibles selon les résultats des observations de Daphnee.
Si la jeune femme ne savait pas tellement comment se comporter devant un homme qui la regardait droit dans les yeux comme pour y lire jusque dans son âme, elle savait cependant comment monopoliser une conversation à propos de faits scientifiques.
Au travers de leur visite, d’ailleurs, les sujets bondirent d’un à un autre en fonction du labo dans lequel ils se trouvaient à ce moment-là. Si Daphnee étudiait plus sérieusement la médecine, elle avait expérimenté un peu tous les domaines et avait quelque chose à dire sur à peu près chaque instrument qu’elle pointait du doigt à Cameron. La petite fille malhabile avec l’autre sexe était rapidement redevenue le petit génie qu’elle était supposée être et lorsqu’ils achevèrent le tour du dernier labo du département, Daph en fut presque déçu. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas parlé avec quelqu’un —en dehors des professeurs et des chercheurs de l’institue— sans qu’il ne la regarde comme si elle était une alien après dix minutes de conversation.  

« Mais bon voilà, même si l’astronomie est un domaine excessivement intéressant » comme tous les domaines scientifiques si on en croyait son discours depuis les deux dernières heures, « je me concentre plutôt sur l’étude de la régénération des cellules chez les animaux pour voir si ce serait éventuellement applicable à l’être humain. »

Pour une personne souffrant d’une maladie dégénérative pour laquelle il n’existait aucune cure, l’intérêt était bien sûr évident. Mais Daphnee n’évoquait jamais ce détail personnel qui prétextait toute sa motivation sur le sujet.
À la place, elle eut un petit bouffement de rire qu’elle cacha derrière les bouquins qu’elle avait toujours dans les bras.

« La plupart des gens se moquent de moi et pensent que je vais devenir le prochain Frankenstein à vouloir implanter de l’ADN de lézard dans un rat. »

C’était plus facile de devancer la moquerie que d’attendre qu’elle lui explose en plein visage. Ses études sonnaient comme un film de science-fiction, elle en avait conscience. Mais il fallait donner à ces films que l’idée de base n’était pas bête même si ça se terminait toujours mal pour les créateurs de ces ‘monstres génétiques’.


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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Jeu 17 Sep - 0:58



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Parler l'intello n'avait pas marché qu'à moitié sur l'étudiante. En fait, le résultat était bien au-delà de ses attentes. Et sa guide presque muette s'était transformée en moulin à paroles en une fraction de secondes. De quoi regretter d'avoir chassé la timidité par un petit stratagème en somme.
... quand on ne s'appelait pas Archimède, et quand on ne faisait pas partie de cette catégorie de personnes qui se demandaient s'il était préférable de faire semblant d'écouter la demoiselle par politesse, ou s'il valait mieux manifester son ennui d'emblée pour se protéger à l'avenir.
Car soit Archi était réellement très convaincant dans le genre "je t'écoute attentivement", soit il l'avait réellement écouté attentivement. Il était certes un bon acteur, mais ici il n'avait pas eu besoin d'user de ce talent et il s'était laissé embarquer dans le discours de la demoiselle sans s'ennuyer une seule seconde.
En fait, il serait le premier surpris si on lui disait la durée de cette petite visite guidée tant il n'avait pas vu le temps passé en compagnie de l'étudiante.

Daphnee Fisher. On pouvait désormais y ajouter le rôle d'alien du campus. Il ne doutait pas qu'elle soit connue dans le coin mais il doutait fortement que son image soit très brillante auprès de ses petits camarades.
Timide... et intello de service ? Le combo redoutable de tout populaire. L'ennemi numéro un qu'on n'avait pas besoin d'abattre mais qu'on aimait bien critiquer pour le plaisir. Aucun doute qu'il ne se trouvait pas en présence de la personne à fréquenter si on voulait obtenir un pass VIP à tous les évènements branchés du coin.
Et il n'avait pas bougé. Il ne s'était pas trouvé une excuse, une petite soeur à aller chercher à l'école, rien. Il l'avait écouté du début à la fin avec un sourire sur le visage qui n'avait rien de moqueur. Parce que oui, la petite alien du campus avait continué d'éveiller son intérêt et par son discours passionné venait sans le savoir d'ajouter des qualités à la description que s'en faisait le nouvel élève.
Et juste quand elle validait l'intelligence soupçonnée, elle passait pour la timbrée de service ? En tout cas pour le Frankenstein avec lequel elle se définissait :

« Pas moi. » Ah non ? Pas lui ? Il ne pensait pas que l'étudiante qui lui sortait un truc dans le genre film de science-fiction était une espèce de Frankenstein ? « T'as lu le livre du Docteur Hennings ? »

C'était ça le problème, mettez deux intellos ensemble et ils voyageaient sur la planète de l'étrangeté sans rien y trouver de bizarre. Là où les autres se moquaient, Archi était manifestement sur le point d'encourager les études un peu folle d'une jolie blonde à la sortie d'un couloir en lui parlant d'un hollandais passionné de salamandres :

« Bon d'accord, son étude sur les salamandres, c'est un peu du réchauffé. » pour ramener un grand scientifique au rang de mouton, il fallait s'appeler Archi et être un grand difficile en matière d'excellence « Mais il amène une ou deux idées intéressantes. »

Et voilà, non seulement il ne se marrait pas, mais en plus il savait de quoi elle parlait. Et là où la visite avait pris fin depuis un bon dix minutes, il oubliait que c'était le moment où il était sensé lui dire merci et retourner à sa première journée classique de petit nouveau.
Mais qu'on y croit ou non, en 3000 ans, ce n'était pas tous les jours qu'on avait une conversation capable de vous faire oublier le fil du temps :

« Et juste pour information, je ne dirai pas que t'es timbrée. Mignonne mais pas timbrée. » Ou alors elle l'était tout autant que lui et il trouvait ça mignon mais il n'avait pas développé plus que ça quand il avait ajouté « Si t'es ok, j'aimerai beaucoup jeter un oeil à tes recherches sur le sujet. »

C'était défendu, ou au moins déconseillé, dans les bases de la sociologie de complimenter quelqu'un de timide juste après l'avoir mis à l'aise et nous laisserons le bénéfice du doute au sadique qui avait semblé le faire naturellement avant d'enchaîner sur le sujet précédent tout en l'entraînant dans une marche sans but dans les couloirs. Une visite bis ? Marcher donner au moins un prétexte à une poursuite de conversation qu'ils auraient dû terminer il y a un moment.



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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Sam 31 Oct - 16:22



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Qu’elles étaient les chances que ce garçon soit réel? Qu’il ne s’agisse pas d’une sombre farce? Ou alors d’un rêve dont son subconsient esseulé avait le plus grand besoin? Il se tenait pourtant là, plus vrai que vrai. Avec son sourire, son air intéressé et ce qui semblait être toute la franchise du monde. Daphnee était forcée d’y croire, non? Parce qu’un idiot n’aurait pu soutenir une telle conversation seulement pour une mauvaise blague.
Non, il devait forcément réellement s’intéresser à toutes ces choses. Parce qu’alimenter la discussion lui venait trop facilement et c’était probablement le pire. Daphnee n’avait jamais ressenti à la fois une telle aisance et un malaise si certain du même coup. Une seconde, il la regardait trop profondément et l’intimidait comme jamais elle ne l’avait été dans sa vie. La suivante, il disait trois petits mots et Daphnee retombait sur ses pattes pour un nouveau monologue interminable sur des choses qui, normalement, auraient emmerder carrément toutes les personnes au monde qu’elle pouvait connaitre.
Mais pas lui. Il hochait la tête et enrichissait de plus belle ses propos avec de nouveaux éléments qui ne donnaient qu’une envie à Daphnee, celle de courir à la bibliothèque avant d’oublier tous les noms et les études qu’il lui avait cités. Elle qui avait pourtant une excellente mémoire, elle n’était pas certaine de pouvoir tous les retenir alors qu’il en parlait comme s’il s’agissait de ses propres études ou s’il connaissait personnellement chaque personne mentionnée. C’était épatant... et déconcertant... comme à peu près tout ce qui concernait de jeune homme qu’elle connaissait depuis deux heures à peine.

« Hennings? Je ne le connais pas. »

Avait-elle complètement zapé un savant qui oeuvrait dans le domaine d’attraction de tous ses intérêts? Si on en croyait Cameron, il fallait croire que si. Et c’était à la fois alarmant et excitant. Elle était déjà curieuse de connaitre les travaux du Docteur, et se sentait complètement idiote d’être passée à côté de lui tout ce temps. Il fallait que ce soit le dernier débarqué à l’Institue qui lui apprenne son existence.

« Tu crois que je pourrai trouver son livre à la bibliothèque? »

Il ne devait même pas savoir où se trouvait la bibliothèque, alors pour ce qui était de son contenu, on repassera. Mais l’étudiante n’avait pu s’empêcher de poser la question, pleine d’espoir. Avec cette nouvelle information, elle devait s’instuire sur Hennings avant de poursuivre ses propres études d’un micro-milimètre. Qui pouvait savoir comment le Docteur pouvait influencer son travail?
En temps normal, les choses se seraient arrêtés là. Il aurait dit « peut-être » ou « qu’est-ce que j’en sais », ils se seraient séparés sur un au revoir tout simple et Daphnee aurait passé la prochaine heure au milieu des bouquins du rayon scientifique de la bibliohtèque à la recherche de ce fameux Hennings. Mais ça ne pouvait pas se terminer de cette façon. Parce que non seulement Cameron était loin d’être un  homme comme les autres —ce que Daphnee finira par constater dans un futur plus ou moins proche—   mais il avait également décidé de la torturer de la plus cruelle des façons.

Un simple compliment et tout son sang affluait jusqu’à ses joues pour les rendre plus rouge que par un coup de soleil à se faire passer pour un homard. Si ce qui était en train de lui arriver était plus commode parce que franchement moins douloureux et certainement encore plus temporaire, ce n’était peut-être pas une bonne idée de lui faire remarquer, elle qui ne souhaitait que disparaitre entre les dalles du plancher.
Il reprit leur marche comme si de rien était et Daphnee prit plusieurs secondes pour le suivre. Premièrement, parce que tout ce sang dans ses joues rendait ses jambes trop molles pour mettre un pied devant l’autre tout de suite. Ensuite, parce qu’elle n’était pas certaine de ce qui venait de se produire. Il ne faisait qu’être gentil parce qu’il ne connaissait personne ici et qu’il avait désespérément besoin de s’intégrer? (Ce qui, soit dit en passant, serait la pire stratégie de l’univers, chercher à s’intégrer à travers elle!) Peut-être était-il de ce type particulier de personne qui complimentait tout le monde avec une aisance remarquable? Ou alors, il lui faisait du plat... mais cette dernière option était complètement absurde. Personne ne lui faisait jamais de charme. Qu’est-ce que celui-là avait de différent des autres?
Et bien déjà, pour commencer, il s’intéressait sérieusement à ses théories et ses études. Assez pour lui demander de partager ses expériences avec lui. Même la plupart de ses professeurs s’en fichaient, persuadés qu’elle ne faisait que perdre son temps. S’inspirer de science-fiction n’était pas franchement une bonne façon de gagner de la crédibilité auprès de ses enseignants, tenez-vous le pour dit.

« Hum... ou-oui, d’accord. Je, hum, tu peux passer au labo cet après-midi si tu n’as pas cours. »

Lui cherchait-elle des raisons de se défiler avec espoir qu’il ne soit pas disponible? Peut-être un peu, oui. Elle avait un peu peur que la quelconque illusion qu’il avait d’elle s’évapore lorsqu’il verrait l’étendue de son travail dit « complètement dérisoir » par ses collègues et le corps enseignant...


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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Ven 15 Jan - 18:18



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A part quand il s’agissait d’emmerder quelqu’un, il était rare pour Archi de prendre du plaisir à une conversation. S’il passait le plus clair de son temps parlé à jouer les petits malins, c’était en règle générale dans le sens merdeux de la chose. Soit c’était son âge, soit il était un brin trop hautain pour qu’un interlocuteur trouve grâce à ses yeux quand la conversation prenait des allures de débats scientifiques. Le problème étant que ceux qui débattaient n’avaient pas de quoi débattre et en étaient pourtant convaincus. Aaaah les scientifiques… soit ils étaient farfelus, soit hautains… soit les deux ! Et dans le cas du milieu, il était difficile pour notre vantard de Davidson de ne pas céder à une mise à mort de fierté… il l’admettait, c’était son péché mignon.
Malheureusement pour les quelques professeurs qu’il prendrait plaisir à rabaisser cette année, Archi était, au contraire de son désespoir sur les idiots, quelqu’un qui appréciait le genre humain et sa compagnie. S’il ne s’était pas attendu à plus qu’un diplôme dans une autre école, un allongement de sa collection et de bons moments de simple mortel, c’était probablement parce qu’une rencontre avec une demoiselle comme Daphnee ne pouvait se qualifier de banale.
Ce ne serait pas lui rendre justice. En un temps record, elle avait su donner à cette école un peu plus d’éclat et il trouvait plus supportable de laisser son frère souffrir le martyr pendant son absence. Pauvre Asher… toutes ces heures loin de lui alors qu’il venait seulement de le retrouver. Il n’était pas un frère indigne, juste une personne qui avait besoin de sa propre vie à côté. Son aîné finirait par le comprendre, il ne pouvait pas se montrer si possessif avec lui.


Bref. Lui demander de chasser sa part de connerie, c’était compliqué. Mais on admettait qu’il s’en sortait plutôt bien avec l’étudiante sur laquelle il n’avait pas tenté de faire une expérience de rythme cardiaque ou de coloration de peau.
Passant une main dans sa nuque dans un air songeur, il avait hoché les épaules avant de répondre à sa camarade scientifique :

« Hum j’sais pas trop. » c’est vrai, après tout il était le petit nouveau, le perdu qui débarquait dans le coin et pas celui à la liste de diplômes plus longue qu’un monument telle que la Grande Muraille « Mais je sais que tu ne m’as pas montré la bibliothèque. » Oui, ou peut-être qu’il pouvait la laisser tranquille avec sa solitude au lieu de lui adresser ce sourire charmeur. On avait presque envie de remettre en question cette déclaration de non expérience sur personne timide « Quel manque de sérieux Fisher ! Je ne recommanderai pas tes services de guide au prochain nouveau ! »

Complimente là, taquine là, ruine les premiers efforts pour la mettre à l’aise dans un sujet scientifique.
… Ce n’était pas à son âge qu’il se referait. Pointant du doigt la direction supposée correcte dans un air interrogateur, il s’était finalement lancé sans filet. S’il se plantait son mignon et réservée GPS aurait la gentillesse de le remettre dans le droit chemin « Mais si jamais cette exploration échoue, je te ramènerai mon exemplaire demain. » il était à peu près certain de l’avoir pris avec lui. Et il l’était tout autant d’avoir effectivement quelque chose dans l’après-midi. Mais, en même temps, quand on était censé avoir quelque chose dans sa vie et qu’on était supposé être en train de prévoir des plans contre les vilains poilus… sécher un cours, ce n’était pas grand-chose

« J’ai rien. On dit 15 h ? »

T’es au courant que tu viens de répondre à de la simple politesse par un accord qui la dérangerait peut-être ? C’était un rebelle, un mauvais élève, un bad boy comme on dit, il ne pouvait rien y faire. C’était contre sa nature de ne pas sécher au moins une fois au cours du premier jour des cours !

Oui, et il était bien trop curieux pour ne pas céder à une demi-invitation par une demoiselle qui avait su éveiller son intérêt.



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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Ven 29 Jan - 16:25



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Rougir jusqu’aux oreilles devenait un peu trop rapidement une fâcheuse habitude avec ce garçon. C’était vrai qu’elle ne lui avait pas montré la bibliothèque… Était-elle supposée le faire ? Est-ce que cela faisait parti des obligations du tour des ‘nouveaux’ ? C’était la première fois que Daphnee se retrouvait dans cette position et elle se sentait incroyablement stupide.
La bibliothèque, le complexe sportif, la cafétéria… c’était des trucs que tout étudiant devait connaître, non ? Même ceux du département des sciences… Si on regardait les choses sous un œil logique, oui, c’était des choses implicites au tour du nouveau et elle n’y avait pas pensé une seule seconde. Et elle était supposée être l’un des esprits les plus brillants de cette faculté ? C’était à se demander à quoi ressemblait le plus idiot !

« Oh… hum… t-tu veux la voir ? »

Quelle magnifique façon de se racheter. Et, encore une fois, superbe technique pour lui donner la chance de s’enfuir s’il le désirait.
… Sauf qu’il ne semblait pas le désirer tant que ça. Au contraire, si Daphnee n’avait pas tant l’habitude qu’on l’abandonne après cinq minutes de conversation, elle aurait pu croire qu’il faisait tout pour prolonger ce moment autant qu’il en était capable.
Inconcevable, non ? Il n’avait pas l’air d’un geek qui fréquentait des rats de bibliothèque introvertis. Il donnait plutôt l’impression d’être ce type qui entre dans une foule et devient automatiquement celui que tout le monde regarde et de qui tout le monde attend la prochaine blague.

C’était assez inusité qu’il soit libre dans l’après-midi. En fait, c’était probablement impossible. Peut-être qu’il acceptait pour être gentil avec l’intention de ne jamais se montrer. Ça pouvait aller avec Daph. Elle ne tenait pas particulièrement à exposer ses théories à un presque inconnu. C’était comme mettre son âme à nue, pour elle, et la blonde n’était pas la plus dévergondée de ses semblables… loin de là !

«… Ok. »

En attendant de voir s’il viendrait vraiment, il restait la bibliothèque. Celle qui était à l’opposé du complexe scientifique et à laquelle il fallait pratiquement dix minutes de trajet de là où ils se trouvaient.
C’était d’ailleurs la première fois que Daphnee avait envi de grommeler à ce propos. Pourquoi diable la bibliothèque se trouvait-elle si loin ? Marcher dans le silence faisait paraître le trajet encore plus long qu’il ne l’était vraiment. Et, bien entendu, Daph avait l’esprit complètement desséché. Aucun sujet de conversation ne lui venait.
Elle n’avait pas à lui demander d’où il venait. Il étudiant à Oxford avant, donc, forcément, il débarquait d’Angleterre même si ça ne devait pas être son pays d’origine puisqu’il n’en avait pas l’accent. Accent qu’elle n’arrivait pas à situer, d’ailleurs. Mais jamais Daphnee n’oserait poser la question. Elle était une bête curieuse de nature, toutefois elle ne possédait pas le cran requis pour s’immiscer ainsi dans la vie des autres.
Elle qui n’aimait pas répondre aux questions personnelles se gardait bien d’en poser. Le protocole social voulait que poser une question donnait automatique droit à l’autre individu de lui rendre la pareille. Pour Daphnee, c’était un peu comme se jeter soi-même dans un piège à ours. Non merci !!
Le silence. Le silence malaisant c’était très bien aussi —à la différence que ça l’était moins que les questions personnelles ; de deux maux il fallait choisir le moindre.


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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Dim 1 Mai - 22:18



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Si sa langue s'était un peu déliée sur son terrain, elle semblait moins à l'aise quand elle faisait du hors piste. D'accord, il l'admettait, il n'aidait pas franchement. Un homme de plus de clémence l'aurait laissé après ce petit tour pour reprendre le cour de ses activités quand il était évident qu'elle ne voulait pas trop échanger longuement avec lui... ou avec qui que ce soit !
Mais il n'était pas un homme.
Et oui, il n'était pas franchement clément. Le genre emmerdeur depuis plus de trois millénaires... c'était compliqué d'aller contre sa nature. S'il avait accepté la dernière visite d'un :

« Des bouquins ? Evidemment que j'veux voir des bouquins ! »

Bouquins qui ne lui apporteraient rien au passage.
Il s'était ensuite appliqué à faire preuve de, comme le disaient les anciens, sagesse. Après tout, il était resté silencieux un moment, à marcher derrière elle, fixant son dos et écoutant le rythme des battements de son coeur.
Alors il l'avait pensé "Désolé Fisher, mais je viens de décider que tu te débarrasseras pas si facilement de moi". Mauvais karma, voilà tout. Elle aurait pu tomber sur un petit nouveau plus simple à gérer. Mais, à la place, on lui avait donné Super Chieur ! Même son frère, nous ne dirons pas lequel, serait capable de lancer un regard plein de compassion à la demoiselle :

« Alors ? T'habites sur le campus ou t'es du coin ? » elle ne voulait pas parler Archi, tu comprends ça ? « Perso, je suis déjà venu ici quelques fois mais j'ai l'impression que la ville a bien changée. » ça, vu le nombre d'années, y'a bien un ou deux chinois qui ont fermé, quelques nouveaux visages et peut-être même un nouveau centre commercial ! Mais elle n'allait pas lui faire le tour du quartier, lui faire le tour de l'école lui coûtait déjà pas mal d'années de vie à son pauvre coeur ! Alors par pitié Archi, ne lui demande pas  « Ce qu'elle peut être mal fréquentée ! »

... ouais, surtout par ces types là, les Davidson ?
Le sourire de petit plaisantin, il ne l'avait pas précisé. S'il l'avait voulu, il se serait coupé de toute manière devant le nom bibliothèque écrit en lettres gravées sur un mur. Instant solennel, visage grave... oui, il en avait un peu trop joué avant d'entrer à la suite de la demoiselle. Mais ce n'était pas mieux une fois à l'intérieur, un air ébahi sur le visage pour lancer un coup d'oeil circulaire à la pièce :

« Alors c'est donc ça la bibliothèque ? » non crétin, c'est la cafétéria « Je comprends vraiment pas pourquoi tu me l'as caché... c'est juste des livres. Promis, je suis un bon abonné, jamais un retard pendant toute ma scolarité ! D'ailleurs, j'ai toujours été le chouchou de la bibliothécaire ! »

Si vous le demandiez : non, il ne se la fermait que très rarement... pour ne pas dire jamais.



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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Lun 2 Mai - 20:48



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Lui rendre les choses faciles? Jamais, visiblement. C’était la deuxième fois qu’elle lui donnait une chance de se défiler. La deuxième fois qu’elle lui permettait de réaliser qu’il serait peut-être temps de mettre fin à cette rencontre. Mais non. Pourquoi arrêter la torture en si bon chemin? Pourquoi se contenter de cette conversation lorsqu’il pouvait la rendre encore plus coincée en évoquant des questions privées. Oui bon, savoir si elle habitait le campus ou non n’était pas comme lui révéler son numéro d’assurance sociale… mais une question en entrainant une autre pouvait conduire à des informations beaucoup trop personnelles que Daphnee ne voulait pas forcément aborder… avec qui que ce soit… qu’il ait les yeux les plus captivants qu’elle n’avait jamais vu ou non.

« Je vis en ville, avec ma famille. »

Inutile de commencer sur le chapelet de l’orpheline élevée par ses grands-parents, c’était déjà triste à mourir et on n’avait même pas encore abordé le couplet sur la maladie incurable qui faisait cramer son système nerveux à petits feux.
On comprend donc facilement pourquoi la blonde s’était contentée de rester très vague, mais suffisamment direct pour éviter de trop s’attarder sur son cas. Par chance, son comparse de fortune était une pipelette qui aimait bien monopoliser les conversations et il lui fournissait suffisamment de choses pour centrer la discussion sur lui. C’était toujours moins agonisant que d’aborder sa vie à elle, non?

« C’est une ville qui bouge beaucoup. »

Sûr qu’en trente ans, certaines choses avaient dû changer, mais l’étudiante n’était pas au courant de tout, évidemment.

« Ton dernier passage remonte à longtemps? »

… Ça, on imagine que ça dépend des points de vue. Le temps, c’est relatif, parait-il! En tout cas, pour une fille qui n’avait pas encore la trentaine, qualifier de « pas longtemps » une visite qui remontait aux années 80, il y avait quelques chances sur le million pour qu’elle trouve le comparatif bizarre. Mais le vampire à côté d’elle dont elle ignorait la nature était plus rusé que ça non?
Oui, bien sûr.
Mais bavard. Surtout, bavard. C’était le seul constat possible à effectuer une fois dans la fameuse bibliothèque où il n’avait trouvé rien de mieux à faire que de continuer à commenter tout ce qu’il voyait… et ne voyait pas.
Daphnee n’était pas certaine de comprendre en quoi s’affirmer bon usager de la bibliothèque était quelque chose qu’elle devait absolument savoir. Comme on dit, ce n’était pas son problème à elle. Et il avait l’air de déplacer assez d’air pour être du genre problématique en bibliothèque. Peut-être pas le genre qu’on a envie d’étrangler —il était d’un type probablement trop charmant pour ça— mais juste assez turbulent pour qu’on se rappelle facilement de lui.
En tout cas, on doutait fort que Daphnee oublie cet énergumène de sitôt. Surtout s’il refusait de façon catégorique à mettre fin à ce tour guidé.

« Il n’y a pas que des livres voyons. Il y a une bonne collection d’articles scientifiques et certaines bases de données spécialisées ne peuvent être accessible qu’à partir de la bibliothèque. »

Mais elle était payée pour quoi? Faire la promo de la bibliothèque? Elle n’était pas payée du tout d’ailleurs!!


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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Mer 4 Mai - 10:00



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Elle vivait en ville avec sa famille hein ? En quelques secondes, cette avalanche de renseignements les avait rapprochée. Il en avait presque eu le tournis. Ironie, quand tu nous tiens.
Elle n’était pas vraiment du genre bavarde hein ? Parfait, lui était du genre persistant ! Il voulait bien la laisser filer pour cette fois … mais pour cette fois seulement. Il n’avait pas de petite voix dans la tête pour lui dire de la laisser tranquille, il était évident qu’elle ne voulait pas parler d’elle. Ou alors, il s’en foutait tout simplement.
C’était si important que ça de savoir qui était Daphnee Fisher ?
Oui… visiblement… mais fallait-il seulement une raison ? Elle venait d’aiguiser sa curiosité par un manque d’informations, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même.
Et c’était également de sa faute s’il ne la laissait pas en paix ?
Bah oui… moins gênée, moins mignonne, il serait déjà passé à autre chose pour reprendre le programme de sa journée !
Pauvre Archi… si innocent… si incompris.
Si au final il n’avait fait que hocher la tête, il ne pensait pas moins à lui poser d’autres questions plus tard.

Pour ce qui était de lui…
Lui dire qu’il était parti il y a une trentaine d’années… ouais, ce serait marrant, mais ce n’était pas une option ! Et au final, les choses n’avaient peut-être pas tant changé que ça. Du moins, dans son petit monde… il était revenu la veille et les conversations semblaient être les mêmes que trente années en arrière.
Mais pour l’heure, il n’était pas ce Davidson là, il était Cameron et il avait décidé d’être parti depuis ….

« Ouais, j’étais encore qu’un gamin ! »

T’es toujours qu’un gamin ! Tu es Peter Pan ! Un Peter Pan de trois millénaires mais toujours un Peter Pan.
Et il ne donnerait pas plus détails. C’était donnant-donnant. Lui aussi il pouvait être mystérieux et… très bavard. Mais l’un n’empêchait pas l’autre ! Savoir qu’il était un bon abonné de bibliothèque n’apprenait pas grand-chose ! Sauf peut-être qu’il était con. Daphnee, avec moins de mots, avait au moins le mérite d’être plus utile à un petit nouveau. Petit nouveau qui avait secoué la tête d’un air réprobateur :

« Et tu voulais me cacher ça ? » … arrête Archi, tu l’as déjà assez taquiné pour toute sa vie « Tu m’aimes pas beaucoup hein ? » bah… t’es un peu chiant pour être franc ! Haussant finalement les épaules, il avait fini par conclure « Tu changeras d’avis sur moi ! »

C’est sûr…
Laissant tomber la visite, son regard s’était levé automatiquement vers les rayons qu’il avait entreprit de fouiller à la recherche du fameux livre pour une demoiselle en détresse d’informations. Ce n’est que plusieurs minutes plus tard qu’il avait secoué la tête d’un air désolé et d’un « y’a pas ! » très développé avant de s’intéresser aux autres livres du rayon. Et après une bonne dizaine de minutes, il avait ajouté « J’te ramènerai le mien demain. On pourra déjeuner ensemble ! »

… si tu veux ? Non ? Pas le choix quoi … Joyeux Noël Daphnee, tu as hérité d’un emmerdeur !



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MessageSujet: Re: when destiny calls, the only thing to do is to hurt yourself by mistake to anwser it, right?   Lun 9 Mai - 21:08



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Il jouait avec elle? Ce devait être une sorte d’expérimentation. Tous les moyens possibles d’embarrasser une personne timide en moins de temps possible… sûrement. En tout cas, il devait être amplement satisfait de la tournure de son étude, parce que ça marchait extrêmement bien! Plus que bien. Ça marchait à la perfection.
Pour la… on ne sait trop combientième fois…  Daphnee s’était retrouvée sans mot avec le rouge qui lui montait aux joues. Nous mettrons le manque d’habitude en cause. Ainsi que la génétique qui l’aura gracié non seulement d’énormes défaillances, mais également d’un visage à deux tons uniques, blanc et rouge!
Comment une simple visite du département des sciences pouvaient conduire à une visite de la bibliothèque, de la promesse d’un après-midi passé à montrer ses recherches et maintenant un déjeuner?!
Jusqu’à un certain point, la blonde aurait pu survivre à une demi-journée supplémentaire avec le nouvel étudiant. Dans le labo, à lui montrer le fruit de son labeur, elle allait être dans son domaine, dans son univers, les choses allaient se passer dans un environnement relativement contrôlable.
Mais un déjeuner?

Bête, la pauvre jeune femme ne savait pas quoi répondre. Non était… trop catégorique. Oui… elle se mettait encore les pieds dans les plats. Peut-être… c’était la façon polie de dire non, tout le monde le savait, ce n’était pas plus subtil qu’un non net et sec.
Et, au milieu de tout ça, une petite voix dans sa tête avait envie de lui dire qu’elle était sûrement en train de faire des montagnes d’un tout petit rien. C’est ce que les gens font, non? Planifier des déjeuners, surtout des gens comme Cameron qui venait d’arriver et ne connaissait encore personne. Du moins pouvait-elle imaginer, même si elle n’appartenait pas à ce type social de personnes. Elle, elle ne venait pas d’arriver et n’arrivait même pas à avoir ce genre de comportement.
Une chose à savoir, en plus, est que Daphnee est une effroyable menteuse. Ça se lisait toujours sur sa figure et, comble du désespoir, elle n’avait aucun prétexte pour excuser cette proposition. Sans l’invitation de Cameron, elle allait très probablement passer le déjeuner à grignoter du bout des doigts en bouquinant une thèse de biologie ou quelque chose… c’était toujours ce qu’elle faisait.
Tout ce remue-méninge pour un ridicule déjeuné. C’était bien ce que n’importe qui dans sa tête à ce moment-là aurait envie d’hurler.
Louangeons surtout le ciel qu’à ce moment précis, une alarme se mit à sonner. C’était le téléphone portable de Daphnee… qui la fit sursauter, évidemment. Elle patouilla un peu dans ses poches et dans son sac pour le retrouver et éteindre la sonnerie de rappel. La divine providence avait décidé de l’aider au moins pour tout de suite.
C’était un rappel pour son rendez-vous médical dans une vingtaine de minutes. Toujours si absorbée par ses lectures, ses travaux et ses recherches, elle n’avait pas le choix de s’aider de technologie pour ne pas être en retard partout où elle devait se rendre.

« Oh, hum. Je dois y aller, mais oui, d’accord. »

La précipitation avait mis toutes ses réflexions à la poubelle au fruit de la politesse expédiée. Elle ne souhaitait pas s’attarder sur les raisons de son départ soudain, le mieux était encore de précipiter encore plus la chose pour éviter de répondre à des questions.

« Au revoir. »

Elle lui offrit un petit signe timide de la main avant de partir définitivement. Elle n’avait pas dit « à plus » carrément par habitude. Les gens ne « prévoyaient » jamais de la revoir sous peu. Tandis que lui, tout fraichement débarqué, voulait remettre ça dans l’après-midi et au déjeuner du lendemain.
Il sortait d’où? Et pourquoi s’entêtait-il à faire monter son pouls à 170 battements par minutes rien qu’en la dévisageant?!


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